Archives du mot-clé Cévennes

« Saviez-vous que les arbres parlent ? ils le font pourtant ! ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez. L’ennui avec les blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ! ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit »

Tatanga Mani (1871-1967), indien Stoney, appelé encore Walking Buffalo, cité par Jacqueline Kelen dans Inventaire vagabond du bonheur, Albin Michel, 2008, pp 22-23

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« Ce dont on te prive, c’est de vents, de pluies, de neiges, de soleils, de montagnes, de fleuves et de forêts, ta patrie. On t’a donné à la place une patrie économique, un monstre qui exige périodiquement le sacrifice des jeunes hommes »

Jean-Giono, Les vraies richesses, (1937), Les cahiers rouges, Grasset, 2018, p 157

[Livre] Les rêveries d’une promeneuse ferroviaire

Véronique Béné, artiste illustratrice et carnettiste (entre autres talents…) vient de publier ses « rêveries d’une promeneuse ferroviaire », un carnet de voyage consacré aux paysages ferroviaires de la ligne des Cévennes (Clermont-Ferrand – Alès). L’écrivain – ethnologue Martin de la Soudière (prix Binaros 2019) et moi-même avons écrit les textes de ce beau livre paru aux éditions la Flandonnière, préfacé par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
P1150782

« Quiconque a vécu, pendant longtemps, dans la sueur des midis laborieux et sous les étoiles de la nuit, un hôte des monts et des forêts, un vieux campagnard honnête est, en fin de compte, en étroite communion avec les forces de l’univers et en amitié féconde avec son Dieu tout proche […] Sa religion n’est point fondée sur un choix d’arguments, elle est la poésie de l’expérience humaine, la philosophie de l’histoire de sa vie »

Robert Louis Stevenson, Voyages avec un âne dans les Cévennes, (1879), éd. 10/18, 2003, p 167
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« Souvent, j’ai pensé que j’aurais pu vivre ici, entouré de choses simples, de hauts pâturages où l’air vous offre toutes les chances. Que j’aurais pu apprendre à m’égarer au coin d’un bois sans courir le monde dans l’espoir d’éprouver une totale ivresse »

Joël Vernet, Au bord du monde, Ed. du Laquet, 2001, p 30