Méthodes

Ce blog a été conçu pour naviguer de deux manières, à votre convenance.

  1. La première est une promenade vagabonde ; il vous suffit pour cela de cliquer où bon vous semble, de suivre des propositions en bas de chaque page, d’entrer par un mot-clé de votre choix (un auteur, une région).
  2. La seconde forme de navigation renvoie à une démarche qui structure l’intégralité du projet « Lisières ». Celle-ci consiste à établir un inventaire des « espèces d’espaces » (en référence à l’écrivain Georges Pérec) où le temps « n’est pas (ou plus) de ce temps ». Mon intention n’est pas de développer un propos à portée lyrique mais de tenter un travail documentaire entendant révéler des « espaces autres » (Michel Foucault) dont la caractéristique majeure est d’être en quelque sorte à contretemps (le philosophe parlait d’hétérotopies qui sont aussi des hétérochronies). Il existe ainsi une géographie très concrète des périmètres qui ont décroché. Ce sont des aires de résistance à l’ordre établi, des lieux investis à leur manière, qui ont leur propre légitimité. Il n’est pas question de les connoter péjorativement, pas davantage de les présenter sous l’angle (une esthétique) spectaculaire. Ce qui résiste au temps normé et conventionnel des sociétés ne relève pas forcément de l’immédiatement visible mais plutôt de « l’infraordinaire » (Georges Pérec, là encore…)

Je tente donc de débusquer sur des surfaces terrestres plus ou moins ordinaires des paysages dont la matérialité (les traces, les formes, les motifs, l’atmosphère…) forme un langage qui n’est pas sans résonance auprès de chacun d’entre nous. Mes images ont d’abord pour but d’enregistrer ce qui est et d’interroger la manière dont nous accueillons l’espace en nous. Il pourrait s’agir en quelque sorte d’une démarche géo-photo-graphique.