[Chronique] Les lieux et la poussière

Retrouvez sur le site de la revue Obsküre une nouvelle chronique rédigée par mes soins, consacrée au livre du philosophe et architecte Roberto Peregalli. Réédité aux éditions Arléa, traduit de l’italien par Anne Bourguignon, ce superbe essai intitulé « Les lieux et la poussière » traite de la beauté de l’imperfection et de la fuite du temps…

Hallucination

« Le ciel est-il gris et bas, les éléments semblent se confondre. Lambeaux de nuages, monticules neigeux, ne se distinguent plus les uns les autres ; on croirait flotter dans l’espace infini ; on n’appartient plus à la terre. […] Et quand à la fin de la course effrénée, on arrive à la base de la…

Une écriture de la Terre

« La géographie est au sens premier du terme une écriture de la terre, on ne saurait mieux dire […] Il s’agirait de restituer un monde, de le donner à voir, mais aussi à entendre, écouter, deviner, humer, flairer, sentir, goûter, toucher, embrasser, à pleins bras, de toute sa peau, page à page, pas à pas,…

Nouvelle géographie

« Cette nouvelle géographie de l’espace laissera sur le bord du chemin les géographes aux pieds plats en train de soigner leurs ampoules. Les autres, le pied léger, iront d’une fuite baguenaudée vers l’horizon qui les attirera. La géographie ne sera plus enseignée dans les universités, mais chemin faisant dans la respiration de la vie. Nulle…

Anti-géographie

« La marge est une transformation sans aucune probabilité de conservation, d’où l’expression d’anti-géographie que j’ai choisie pour en parler » Claude Raffestin, Géographie buissonnière, Héros-limite, p 124  

De persistantes ombres

« Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,…