La mort voisine

« Je pense chaque jour à la mort voisine. Ce n’est pas une pensée du futur, c’est une pensée du présent. C’est la pensée la moins morbide qui soit. Cette proximité de vivre avec l’ombre portée de mourir, je peux la résumer en un mot : rire. La vie me bouleverse comme un papier de soie…

De persistantes ombres

« Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,…

Prêter l’oreille

« Être pierre, être fleuve, être forêt, être rive, être bête, être machine, être fantôme… Autant de modes d’être désormais rassemblés sur une même scène ontologique et politique – puisque c’est avec chacune de ces formes de vie que nous avons à nous lier, et qu’à chacune de ces choses (à son silence, à ses réclamations)…