C’est la même heure

On a buté sur des pentes, cherché le passage dans des encaissements, franchi des ponts sur l’eau coureuse, passé dans l’ombre, croisé des hêtres, deviné, de quelques crête, avant de retomber, l’épais sourcil des sapins sur l’horizon. Puis la route sinueuse, penchée, s’est redressée. C’est la même heure et la même saison. Et pourtant, les... Lire la Suite →

[Parution] Terrains vagues

Mes collègues de l'université de Cologne ont ces dernières années consacré leurs recherches à la notion de terrain vague (vous pouvez retrouver certaines références sur leur excellent blog). Ils ont réuni dans un livre les contributions d'auteurs d'origines disciplinaires variées qui, chacun à leur manière, commentent une œuvre littéraire, cinématographique ou photographique. Vous y retrouverez... Lire la Suite →

Délieux

"Les autres, qui ont été des lieux, nous les appellerons des délieux. Si les espaces qualifiés se nomment lieux, les espaces déconstruits, déshabités, déterritorialisés, se nommeraient délieux, pour les distinguer, par leur processus de déqualification, des non-lieux ou des atopies" Patrick Prado, "Lieux et délieux", dans Autour des lieux, revue Communication n°87, EHESS, 2010, p... Lire la Suite →

De persistantes ombres

"Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,... Lire la Suite →

Moments sans intention

"Je veux parler de ces jours de brouillard - de demi-brouillard exactement, de temps bleak -, où les carrefours deviennent incertains, et de même les tracteurs et les tas de bois le long des routes. Immobilité inutile, moments sans intention ne renvoyant qu’à eux-mêmes et à l’instant de leur rencontre. Les choses simplement sont là,... Lire la Suite →

Rien ne se passera jamais

"On a dépassé depuis longtemps les derniers hameaux, quelques maisons aux toits d’ardoise enfouies dans les sapinières puis les derniers sapins. On s’avance à travers la bruyère et l’ajonc. Il ne s’est jamais rien passé ici. Rien ne se passera jamais. Le ciel est d’un bleu cru, acide. On peut caresser le rude pelage de... Lire la Suite →

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