C’est la même heure

On a buté sur des pentes, cherché le passage dans des encaissements, franchi des ponts sur l’eau coureuse, passé dans l’ombre, croisé des hêtres, deviné, de quelques crête, avant de retomber, l’épais sourcil des sapins sur l’horizon. Puis la route sinueuse, penchée, s’est redressée. C’est la même heure et la même saison. Et pourtant, les... Lire la Suite →

Besoin d’île

Le besoin d’île témoigne de cette volonté de projeter sur des lieux particuliers des aspirations existentielles, ici celle de la fuite du quotidien, lorsque celui-ci est perçu comme une prison, une entrave au rêve de liberté […] Sachant qu’une « île » peut être un village, une forêt, une rue, le sommet d’une montagne, un... Lire la Suite →

De persistantes ombres

"Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,... Lire la Suite →

Un court instant à passer

On a dépassé depuis longtemps les derniers hameaux, quelques maisons aux toits d’ardoise enfouies dans les sapinières puis les derniers sapins. On s’avance à travers la bruyère et l’ajonc. Il ne s’est jamais rien passé ici. Rien ne se passera jamais. Le ciel est d’un bleu cru, acide. On peut caresser le rude pelage de... Lire la Suite →

Disponibilité

"La disponibilité, c’est une synthèse rare d’abandon et d’activité, faisant tout le charme de l’esprit à la promenade. L’âme s’y trouve en effet disponible au monde des apparences. Elle n’a de comptes à rendre à personne, n’a aucun impératif de cohérence. Et dans ce jeu sans conséquences, il se peut que le monde se livre... Lire la Suite →

Bien loin d’ici

"Être seul, éloigné du vacarme. N’avoir plus à vérifier chaque jour sa côte sociale, à calculer ses amis, à doser ses ennemis, à flatter ses protecteurs, à sans cesse mesurer son importance aux yeux d’imbéciles et de fats, à prendre des revanches sur des regards, à se venger des mots. Se retrouver ailleurs, bien loin... Lire la Suite →

Tropisme des lisières

"Rien ne peut faire qu’il y ait du frisson au bout de l’allée, une ile de Cythère à l’horizon de l’embarcadère. Là où le chemin creux s’enfonce dans le sous-bois, le monde se réenchante. D’où le tropisme des lisières chez tous nos chercheurs d’or. Le « rôdeur des confins », l’arpenteur des marches, l’ami du... Lire la Suite →

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