Le fer à cheval

« [à propos des lieux] « muets pour qui ne fait que passer, ne s’imposant pas comme paysages, ni dans le paysage, ils n’offrent ni ne promettent rien de spectaculaire ou de « remarquable » comme disent les guides touristiques (pas même une étoile !) Leur réalité s’estompe parfois : labile, leur trace sur le territoire…

Autre chose a existé

« Ce n’est pas là vaine nostalgie mais désir de montrer qu’autre chose a existé et que, sans doute, autre chose est possible » Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, Payot, 2000, p 159  

Amour pour les gares

« Mon amour pour les gares est resté inchangé. Comme les ports, ce sont des lieux où l’on ne demeure pas. Ici, les gens ne s’attardent pas, ici ils ne se rencontrent que pour se séparer. Si partout ailleurs ils ont des attaches, à la gare, malgré leur bagage, ils sont libres de tout lien. Tout…

Ce vide fondamental

« Je ne sais si, comme le prétend le dicton, la nature abhorre le vide, mais je suis convaincu que l’homme, lui, adore tout ce qui […] l’éloigne, le divertit de son face à face avec sa vacuité interne, sa vacuité d’être, ce vide fondamental, cet espace infrangible, inestimable qui l’habite et le fait tenir. Qui…

Interroger l’habituel

« Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ? Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués….

De telles routes

Y a-t-il un motif unique dans la quête qui m’aiguillonne au long de telles routes ? Quelquefois il m’a semblé que j’y poursuivais le règne enfin établi d’un élément pur – l’arbre, la prairie, le plateau nu à perte de vue – afin de m’y intégrer et de m’y dissoudre « comme une pierre dans le ciel »,…