Revenir aux choses mêmes

« Revenir aux choses mêmes, [c’est] revenir à ce monde avant la connaissance dont la connaissance parle toujours, et à l’égard duquel toute détermination scientifique est abstraite, signitive et dépendante, comme la géographie à l’égard du paysage où nous avons d’abord appris ce que c’est qu’une forêt, une prairie ou une rivière ». Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de…

De persistantes ombres

« Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,…

Prêter l’oreille

« Être pierre, être fleuve, être forêt, être rive, être bête, être machine, être fantôme… Autant de modes d’être désormais rassemblés sur une même scène ontologique et politique – puisque c’est avec chacune de ces formes de vie que nous avons à nous lier, et qu’à chacune de ces choses (à son silence, à ses réclamations)…

Le bruissement du monde

« Le silence que j’aime n’est pas l’absence de bruits, c’est une disposition de l’esprit à entendre le bruissement du monde et les mouvements de mon monde intérieur » Cristina Noacco, La force du silence, petites notes sur le bruissement du monde, Transboréal, coll. Petite philosophie du voyage, 2017, p 11  

Bain de bois

Se promener dans un parc ou en forêt, trouver un endroit calme et m’allonger sur le dos quand je suis fatigué : voilà les grands plaisirs que je m’accorde. Regarder les arbres qui se dressent au-dessus de moi et me détendre. Au Japon, on a donné en 1982 un nom à cette pratique : shinrin-yoku….

Je respirais mieux sous ce ciel

« Ainsi, sans que je l’eusse voulu ni cherché, c’était bien une patrie que je retrouvais par moments, et peut-être la plus légitime : un lieu qui m’ouvrait la magique profondeur du Temps. Et si j’avais pensé le mot « paradis », c’était aussi, probablement, parce que je respirais mieux sous ce ciel, comme quelqu’un qui retrouve la…