D’Aixe-sur-Vienne à Pagnac

Au passage à niveau d’Aixe-sur-Vienne, il faut repérer la petite route qui s’enfile sur la rive droite, et puis se laisser guider par le rail qui emprunte la vallée. On quitte soudain le flot des véhicules de la RN 21 pour entrer dans l’un des nombreux royaumes du Limousin, un repli frais et boisé où sommeille l’intime, le bucolique, le temps perdu. On y retrouve alors le goût infini de la flânerie, la joie d’être au monde.

La gare de Verneuil-sur-Vienne est encore habitée par un homme qui m’interpelle gentiment et entame la discussion en me voyant déambuler sur le quai de la gare où les trains ne marquent plus l’arrêt. « C’est dommage, oui, me dit-il, que les trains ne s’arrêtent plus. Il y a pourtant 5 autorails qui circulent dans chaque sens jusqu’à Saint-Junien ». Il y a aussi plusieurs trains de marchandises liés à l’activité de la carrière de Pagnac. Quelques kilomètres plus loin, le site industriel apparaît tel un petit miracle ferroviaire avec son embranchement digne d’un décor de modélisme…