« Le besoin d’île témoigne de cette volonté de projeter sur des lieux particuliers des aspirations existentielles, ici celle de la fuite du quotidien, lorsque celui-ci est perçu comme une prison, une entrave au rêve de liberté […] Sachant qu’une « île » peut être un village, une forêt, une rue, le sommet d’une montagne, un pays imaginaire, quelle est celle dont vous vous êtes appropriés ? Quelle est votre « île », votre terre promise ?

A-t-elle toujours été la même ? Ou bien en a-t-il émergé d’autres, tout au long de votre vie ?

Partagez-vous votre île avec d’autres, des êtres « élus », qui sont aussi un peu… votre île ? »

Antoine Bailly et Renato Scariatti, Voyage en géographie, Anthropos, 1999, p 71