La baraque

Les chats sommeillant au pied de carcasses ont cette fois-ci quitté les lieux. Les portières commencent à tomber. Personne n’est visiblement revenu dans la maison aujourd’hui ceinturée de ronces. S’agit-il du temps qui fait là seul son œuvre ? Du temps qui fait plier les planchers, entrouvre les portes des armoires bancales, éparpille papiers et vêtements au sol ?

Il y a toujours cette présence, la présence des gens absents. Ce n’est pas du vide, non. Le vide, c’est le néant. Mais ce vide là, dans cette maison oubliée, dans cet alignement de véhicules, est un vide plein, saturé même. Je ne suis pas seul, je ne suis jamais seul dans les maisons en ruine.

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