Capvern-les-bains

La longue rue n’en finit pas de dévaler et de s’enfoncer dans une topographie en creux, alignant par dizaines ses façades d’immeubles trop modernes pour dégager un quelconque effet de grâce et de nostalgie « fin XIXème ». Villas modestes, commerces et hôtels vides, barres d’immeubles des années 60 repeintes en vert franc s’attachent à saper toute idée de gaieté, de passé glorieux ou d’avenir. Quelques dizaines de curistes trouvent encore la force de séjourner dans ce paysage triste et vide jusqu’au cœur de l’été. De ci de là, un papillon peint sur un mur, un chat derrière une fenêtre, une citation apposée sur une vitrine, un pot de fleur émergeant entre deux rideaux résonnent comme des signes d’une vie qui renonce à se retirer tout à fait.

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