Gannat

C’est sans doute l’un des endroits les plus symboliques et les plus vulnérables du maillage ferroviaire du massif central. Gannat est un point de suture qui n’a pas tout à fait craqué car quelques autorails circulent encore entre l’ex-capitale d’Auvergne et Montluçon. Pour le reste, c’est fini. « La région » (comme aime à se dénommer la nouvelle collectivité Auvergne – Rhône-Alpes), n’a pas souhaité financer les trains de la transversale Lyon – Bordeaux (malgré le souhait de la région Nouvelle Aquitaine).

En 2007, le service ferroviaire était à bout de souffle ; 3 à 4 voitures corail tractées par une motrice diesel avaient déjà remplacé les RTG (rames turbine à gaz) réversibles. Les trois rotations quotidiennes étaient passés à deux (après suppression du train de nuit), puis le service s’était limité à un seul aller-retour assuré par ce convoi corail. Chacun des trois rebroussements bien connus des usagers de cette ligne se transformait en pause de 15 minutes, le temps à la BB 67400 d’aller manœuvrer. 15 minutes d’ennui pour les plus impatients, 15 minutes de pause cigarette pour d’autres. Et puis 15 minutes de poésie, parfois, comme ce jour de février où la neige s’attardait dans les plaines du bourbonnais. Il y avait ce couple d’amoureux tout droit sorti d’un décor de photographie humaniste des années 1950. Que sont-ils devenus ?

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