Réalité sensible

On peut prétendre ausculter la réalité d’un territoire à partir d’un bureau, en croisant des données statistiques. Je préfère arpenter les routes du pays massatois où une réalité plus sensible et plus palpable se dessine. Des véhicules sommeillent dans les bas-côtés, à l’entrée de chemins plus ou moins oubliés, derrière des rideaux d’arbres. Des carcasses abandonnées, disent tant de ce monde, de qui l’habite et l’a habité.