Genouillac

Catégorie >>> Paysage éphémère à l’allure d’éternel

1906 – 1939 (fin du trafic voyageurs) – 1952 (fin du trafic des marchandises). C’est un paysage miraculé. Il n’a « vécu » tout au plus que cinq décennies. Pourtant, le quartier de la gare est encore là, tout entier, avec sa morphologie. C’est une portion d’espace qui semble destinée à faire rêver un modéliste, à faire entrer tout passant dans un décor de carte postale du tournant du XXème siècle. L’avenue est encore bordée de tilleuls. On découvre, béat, l’édifice intact du négociant qui avait établi son affaire en face de la gare. Le BV et son abri de quai sont aujourd’hui réunis dans une emprise privée soigneusement entretenue. La cour des marchandises est occupée par un marchand d’engrais et matériaux.

Après avoir longé l’ancien café et repéré la maisonnette du gardien de passage à niveau, on emprunte l’ancien tracé pour gagner le viaduc en courbe enjambant la vallée de la petite Creuse. Au pied du long ouvrage maçonné, on distingue encore, tapi sous les saules, l’édifice abritant la pompe d’alimentation du château d’eau. Les trains à vapeur ont disparu depuis longtemps. Le paysage ferroviaire animé fut court. Pourtant l’esprit du chemin de fer demeure incroyablement inscrit dans les lieux.

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