La source de la Creuse

En amont du village de Féniers, la ligne de crête qui traverse le plateau (et sépare les rivières de part et d’autre de l’axe Felletin – Meymac) est à peine perceptible tant sa topographie apparait douce et discrète. Le sentiment des hauteurs s’y éprouve pourtant avec vigueur une fois emprunté le chemin pédestre de la source de la Creuse.

Tour à tour sombre et lumineux, préservé et dévasté, le paysage de Millevaches semble s’attacher à détruire tout imaginaire bucolique, à rappeler, par la lumière transperçant les taillis de hêtres, par le silence des fonds tourbeux, par les andins de résineux arrachés, que la douceur côtoie l’effroi.

Au bas d’une pente endommagée par une coupe forestière à l’allure de saignée, le filet d’eau apparaît derrière une rangée de saules, puis s’échappe dans la tourbière.

Pour aller à la source, il a fallu traverser ces parcelles dévastées, se confronter au paysage qui dit la fin des choses. Il faut peut-être y voir là un signe que la vie reprend toujours après s’être éteinte dans le silence des forêts…

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