Bien loin d’ici

« Être seul, éloigné du vacarme. N’avoir plus à vérifier chaque jour sa côte sociale, à calculer ses amis, à doser ses ennemis, à flatter ses protecteurs, à sans cesse mesurer son importance aux yeux d’imbéciles et de fats, à prendre des revanches sur des regards, à se venger des mots. Se retrouver ailleurs, bien loin d’ici : s’enfoncer dans les bois, il veut que les nuits soient silencieuses et profondes, que les matins soient transparents. Arranger sa vie de sorte qu’on n’ait plus ni à courir, ni à ramper, mais à marcher »

Frédéric Gros, Marcher, une philosophie, Champs essais, Flammarion, 2011, p 100

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