Ils consomment de la route

« Ils consomment de la route, s’injectent indéfiniment de l’espace. L’identité en lien à leur histoire leur est insupportable, l’indifférence de la rue induit paradoxalement un sentiment de moindre vulnérabilité […] l’errance est une manière de mettre à distance un for intérieur trop douloureux. Surinvestir l’espace conjure la difficulté d’habiter ses propres pensées […]. L’existence dans la seule transition impose d’être toujours en instance. Ils n’ont pas trouvé leur place et ne cessent de différer leur naissance. Ils vivent dans l’entre-deux du temps et de l’espace, suspendus entre soi et l’autre […] »

David Le Breton, Disparaître de soi, une tentation contemporaine, Métailié, 2015, p 87

 

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :