États mélancoliques

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« Si la mélancolie est un état de rêverie diffuse qui n’aboutit jamais à une profondeur ni à une concentration intenses, la tristesse présente, au contraire, un sérieux replié sur lui-même et une intériorisation douloureuse. On peut être triste n’importe où ; mais, alors que les espaces ouverts privilégient la mélancolie, les espaces fermés augmentent, quant à eux, la tristesse. En celle-ci, la concentration vient du fait qu’elle a presque toujours une raison précise, tandis que, dans la mélancolie, on ne peut assigner aucun déterminant extérieur à la conscience. Je sais pourquoi je suis triste, mais je ne saurais dire pourquoi je suis mélancolique. Les états mélancoliques s’étirent dans le temps sans jamais gagner une intensité particulière »

Cioran, Sur les cimes du désespoir, (1934), biblio essais, éditions de l’Herne, 1990, pp 47-48

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