Le balcon de Villanúa

A la sortie du bourg, la route s’élève très vite puis s’arrête soudain après un virage en épingle. Des habitués posent leur véhicule ici pour accéder au torrent qui se faufile entre les piles du pont métallique du chemin de fer. Pas de gare en vue pourtant. Il faut poursuivre à pied le chemin caillouteux... Lire la Suite →

Une surabondance de temps

"Parfois, j’ai l’impression qu’on vous demande de vous excuser. De quoi ? D’être seul. De vivre une vie qui n’est pas complètement ordinaire, ou qui peut apparaître comme un luxe. Qui l’est d’ailleurs, et là je ne parle pas d’argent… Ce n’est pas lié à cela. Ce luxe est simplement lié à une surabondance de... Lire la Suite →

J’étais oublié de tous

"C’était le début de l’hiver. Souvent, je restais des jours entiers sans adresser la parole à personne. Je n’avais d’ailleurs envie de voir personne. Je me réfugiais dans les rues. J’étais mal équipé et le froid me pénétrait partout. Certains jours je rentrais dans les galeries où je passais les journées à regarder les livres.... Lire la Suite →

Le cimetière ferroviaire de Latemeion

Les grecs ont un singulier et formidable rapport au paysage. Tandis que l'industrie touristique et les tenants de la "culture" s'attachent à mettre sous cloche quelques sites emblématiques (d'une ère antique mystifiée), les habitants développent une autre stratégie, une autre forme d'esthétique plus spontanée. A la ruine sanctuarisée, ils opposent la logique de l'amoncellement et... Lire la Suite →

Hallucination

"Le ciel est-il gris et bas, les éléments semblent se confondre. Lambeaux de nuages, monticules neigeux, ne se distinguent plus les uns les autres ; on croirait flotter dans l’espace infini ; on n’appartient plus à la terre. […] Et quand à la fin de la course effrénée, on arrive à la base de la... Lire la Suite →

S’absenter

"Comme on perd un objet, se perdre, c’est être privé de son propre, s’absenter, non pas des autres qui vous entourent, mais de soi. Ne plus être présent à soi-même. Et perdre son chemin, être dévoyé, c’est se perdre en chemin, errer donc, s’égarer, sentir ses propres repères spatio-temporels disparaître. Perte des sens, perte du... Lire la Suite →

Délieux

"Les autres, qui ont été des lieux, nous les appellerons des délieux. Si les espaces qualifiés se nomment lieux, les espaces déconstruits, déshabités, déterritorialisés, se nommeraient délieux, pour les distinguer, par leur processus de déqualification, des non-lieux ou des atopies" Patrick Prado, "Lieux et délieux", dans Autour des lieux, revue Communication n°87, EHESS, 2010, p... Lire la Suite →

De persistantes ombres

"Rien ne saurait empêcher que nos yeux ne croient discerner la présence, parfois, de ceux qui, les derniers, l’habitèrent. De persistantes ombres passent dans l’inaltérable décor d’eaux vives et de forêts, de ciel, de rochers. Ce n’est pas quelque jeu de lumière qui dessine une silhouette à la lisière du soir, la voix du vent,... Lire la Suite →

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